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Poèmes

Lundi 24 Novembre 2008 à 18:59

Publié par anthony44 dans Bonus


Extrait de Aux Murmures de mes rêves, Monique Devez-Vallienne

 

 

 

Gentiane,

L’aurore rosit les monts arrondis

Du brouillard émerge la gentiane.

Longue tige à feuilles élargies

Fleur jaune imprégnée de soleil

Racines enfouies profondément

Tu éclaires la montagne

Ponctuant l’espace d’exclamations.

Image de l’homme d’ici

Fier, taciturne et robuste

Réservé et pourtant accueillant.

Paraissant tout d’abord amère

Tu te prolonges en saveurs 

Au pays où tout est harmonie

Symphonie et couleurs.

Triomphant symbole jaune

Tu enivres nos sens

Sonnailles tintinnabulantes

Caresses de vents purifiés

Arômes de baies sauvages

Saisonnalité aux touchers contrastés

Richesses de tables opulentes

 

La gentiane est ici chez elle

Potion magique de plaisirs instantanés.

Chronique d'André-François COULON (>>voir son site Internet)

 

 

Source : Légendes et poemes de la vallée de Cheylade, édité en février 2000 par Valrhue, l'association de la  vallée de la petite Rhue. Recueil toujours disponible, contacter l'association : association Valrhue, Nicole Maronne, 15400 Cheylade.

 

 

Source : Légendes et poemes de la vallée de Cheylade, édité en février 2000 par Valrhue, l'association de la  vallée de la petite Rhue. Recueil toujours disponible, contacter l'association : association Valrhue, Nicole Maronne, 15400 Cheylade.

 

 

Source : Légendes et poemes de la vallée de Cheylade, édité en février 2000 par Valrhue, l'association de la  vallée de la petite Rhue. Recueil toujours disponible, contacter l'association : association Valrhue, Nicole Maronne, 15400 Cheylade.

 

 

Source : Légendes et poemes de la vallée de Cheylade, édité en février 2000 par Valrhue, l'association de la  vallée de la petite Rhue. Recueil toujours disponible, contacter l'association : association Valrhue, Nicole Maronne, 15400 Cheylade.

 

 

"Il y a des pays où toutes les saisons sont filles du soleil. Il y a des pays où la terre tendre et brune est gourmande de blé et d'orge. D'autres pays où la mer, la rebelle, fait la pluie et le beau temps. Des pays encore où les montagnes sont si hautes qu'elles mangent le soleil.
Dans mon pays, les montagnes portent le ciel, elles sont comme de formidables vagues soudainement endormies, on dirait qu'elles ont mis tant de puissance à naître qu'il n'y aura pas assez de mille et mille siècles pour les reposer du fantastique effort des origines.
[...]
C'est pourquoi mon pays est plein de mystères et de légendes murmurées, de sorcelleries stupéfiantes et de fantômes moqueurs. Depuis si longtemps ici le diable, les fées et les loups vont et viennent dans la compagnie des vents et se rient des hommes au bord glacé des lacs..."

"Verte et jaune,
robuste t lulmineuse,
une fleur puis une autre,
c'est le signal infaillible !
Voyageur, tu peux ralentir ta course effrénée...
Regarde autur de toi,
laisse tes yeux avertis,
ton âme sensible s'imprégner de ce paysage rude et subtil.
Tu entendrais la voix de notre terroir"

la Gentiane d'Or
, Jean Pierre Siméon.

 

 

Air des arracheurs, paroles d'Emile Refouvelet et musique de Jean Amoureux. L'inventeur de l'Avèze, alors appelée "Auvergne gentiane", vante sa boisson à travers une chanson publicitaire.

Au frais lever du jour, là-haut sur la montagne,

Quand le soleil paraît, rougissant la campagne,

Des hommes vigoureux, aux bras musclés et forts,

Vont arracher au sol, la gentiane aux fleurs d'or.

  

Dans ce sublime effort de l'arracheur tenace,

Qui mène chaque jour, un travail âpre et dur,

Aimons ces ouvriers, ils sont de notre race,

Et leur mérite est grand, dans ce labeur obscur.

  

Refrain

Chantons, chantons, les gars de la montagne !

Chantons, chantons, une AUVERGNE, c'est bon.

Chantons, chantons, c'est la voix des campagnes,

Chantons, chantons, une AUVERGNE, buvons !

  

tiré de l'ouvrage la gentiane, l'aventure de la fée jaune (C. Jollès / J.-L Clade), aux éditions Cabedita.

 

 

La Valse des Gentianes, paroles de Jean-Marie GASTON dit Jean LILA et musique de Louis RISPAL.

Quand un bruit de sonnailles

Vient égayer nos puys,

Et qu'autour de Mondailles

Les prés sont reverdis;

Là-haut sur la montagne,

Au flanc du Puy Mary,

Là-haut sur la montagne,

La gentiane fleurit.

  

Superbe et souveraine,

Au milieu d'autres fleurs,

Regardez cette reine

Etaler ses couleurs.

Ô fleur rustique et belle,

Parure de nos monts !

D'un coeur tendre et fidèle

Toujours nous t'aimerons.

  

Lorsque le jour décline

A l'entour des burons;

Le soleil t'illumine

De ses derniers rayons.

Alors nous pouvons dire,

Ô fleur que nous aimons !

Que ton dernier sourire

Resplendit sur les monts.

 

 

Mon pays, Léon Boyer

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Le Lac-au-Bois-Dormant, Arsène Vermenouze


Il m’est resté de Riom un souvenir charmant
Celui d’un lac mélancolique et solitaire
Qu’un bois sombre et plein de mystère
Semble garder jalousement
Nous l’avons appelé le Lac-au-Bois-Dormant.

(Lac de Roussillou)

 


Le château d'Apchon, Arsène Vermenouze

Il dresse encore ses tours et ses murs crevassés,
Et chaque brèche semble une bouche meurtrie,
Qui s'ouvre en grand et crie
Les promesses du passé

Cette ruine informe où niche une chouette,
Couvre de ses débris un rocher colossal
Et profile de loin la fierte silhouette
D'un lion sur un piédestal

 


 

 



Urlande, Jean Fred

 

Couché sur l’herbe verte

Aux confins des mondes

Renonçant aux pures pertes

Avant que la pluie arrive par trombes

 

Le ciel qui s’obscurcit, qui s’ombrage

Laissant entrevoir encore la lumière

Qui glisse entre ses nuages

Mes yeux scrutent au-delà des clairières

 

Forte et de fière allure

Tu t’élèves vers le haut

De la terre, tu fus gerçure

Aujourd’hui on se perd sur ton dos

 

Urlande, tu es un cri si vaillant

Roche saillie des entrailles

Tu es née de la colère d’un volcan

Tu règnes sur toutes ses failles

 

Ton élévation nous fait petits

Adultes aux cœurs enfantins

Devant toi, que sommes nous en cette vie

Rien ni personne, juste à serrer les poings

 

Serais tu protectrice comme aux temps antiques

Où l’on vénérait le surnaturel d’une roche

Où l’on sacrifiait l’âme pour un dieu épique

Sans se soucier de la douleur en poche

 

Aujourd’hui, je te regarde trôner

Tu es magnifique de prestance

Mais je te gravirais sans me tromper

Humblement et sans aisance

 

Protège ce petit coin que j’ai tant aimé

Qui ne demande qu’à vivre libre

Annonce les malheurs et prévient les

Si on venait à vouloir y mourir

 

Urlande, montre ta force, défait nos liens

Et montre le chemin de la sagesse

Urlande, fille du volcan Cantalien

Nous nous ralierons à toi sans faiblesse

 

Remerciements : Valrhue, Mairie de Marchastel, Steph15

 

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